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Rachat du surplus solaire au quart d’heure dès 2027 : comment adapter batterie et pilotage avant le 1er janvier

Votre surplus solaire de midi, celui que vous injectez en vous disant qu’il « rapporte quand même quelque chose », va bientôt être valorisé quart d’heure par quart d’heure, et certains de ces quarts d’heure ne vaudront presque rien, voire moins que rien.

Au 1er janvier 2027, de nouvelles règles de rétribution de l’électricité solaire s’appliquent en Suisse, pour autant qu’aucune autre rémunération n’ait été convenue avec votre gestionnaire de réseau. Le courant renouvelable injecté est alors rétribué au prix du marché suisse de l’électricité, au quart d’heure. Pour une installation équipée d’une batterie, c’est une bonne nouvelle déguisée : le stockage et le pilotage deviennent les outils qui décident de la valeur de chaque kilowattheure produit.

Sur le terrain, nous voyons chaque semaine la même erreur de raisonnement : on dimensionne une installation sur ce qu’elle produit, alors que sa rentabilité se joue sur ce qu’elle déplace. Avec un prix qui bouge toutes les quinze minutes, ce déplacement devient la variable centrale. Cet article ne revient pas sur le détail du régime trimestriel de 2026, déjà traité dans notre article sur ce que le tarif spot trimestriel a déjà changé en 2026. Il se concentre sur une question pratique : que modifier, mesurer et paramétrer avant l’échéance, et que laisser tel quel.

Je signe cet article en tant que cofondateur de My Solar Battery. Notre philosophie tient en une phrase : chaque installation doit être dimensionnée selon les besoins réels du client, pas selon la taille maximale que l’on peut vendre. Elle s’applique plus que jamais ici.

👉 L’essentiel à retenir

  • Dès le 1er janvier 2027, sauf autre rétribution convenue, le courant solaire injecté est rétribué au prix du marché suisse au quart d'heure (référence day-ahead, publiée la veille), avec des prix plus faibles, voire négatifs, pendant les quarts d'heure d'excédent.
  • Le vrai enjeu n'est plus la quantité injectée mais le moment : un kilowattheure poussé sur le réseau à midi vaut moins qu'un kilowattheure consommé sur place ou décalé vers le soir.
  • Une batterie bien dimensionnée (capacité utile calée sur votre soirée, pas sur la taille maximale vendable) et un EMS qui priorise les charges flexibles sont les deux leviers les plus efficaces.
  • Avant l'échéance, vérifiez trois points : la mesure au point de raccordement, le compteur capable de lire l'injection au quart d'heure, et ce que votre gestionnaire de réseau prévoit pour votre installation.
  • Selon votre profil, la meilleure décision peut être de ne pas ajouter de batterie : un chauffe-eau ou une pompe à chaleur pilotés suffisent parfois.

1. Ce que change réellement la rétribution au quart d’heure

La rétribution au quart d’heure remplace le prix moyen d’un trimestre par un prix qui varie en continu, calé sur le marché suisse de l’électricité. Voici ce que les sources de la branche permettent d’affirmer aujourd’hui, sans extrapoler.

1.1 Du prix trimestriel au prix de marché instantané

Dès 2027, à défaut d’autre rétribution convenue avec le gestionnaire de réseau, la rétribution suit le prix du marché suisse au quart d’heure. Dès le 1er janvier 2027, la logique change d’échelle : la rétribution correspond au prix par quart d’heure sur le marché suisse. Le prix de référence est le prix « day-ahead » de la bourse suisse de l’électricité. Il est publié la veille, pour chaque heure aujourd’hui et pour chaque quart d’heure dès 2027.

Ce détail a une conséquence très concrète : le prix de demain est connu aujourd’hui. Un système de pilotage peut donc, en théorie, s’y préparer. C’est précisément ce qui sépare un système qui subit le prix d’un système qui l’anticipe.

1.2 Des quarts d’heure à faible valeur, voire négatifs

Pendant les quarts d’heure d’excédent d’électricité, la rétribution est plus faible, voire négative. Lire cette phrase une fois ne suffit pas : un prix négatif signifie que, sur le marché, injecter à ce moment-là n’a pas de valeur positive. Or les moments d’excédent coïncident avec ceux où tous les toits suisses produisent en même temps, c’est-à-dire en milieu de journée, surtout aux beaux jours. Votre pic de production et le creux de prix se superposent presque parfaitement.

1.3 Ce que nous ne pouvons pas vous promettre

Plusieurs points ne sont pas stabilisés dans les sources que nous avons consultées, et nous préférons vous le dire plutôt que d’inventer :

  • Le mécanisme de rétribution minimale en 2027 : en 2026, le minimum est de 6 ct/kWh pour les installations de moins de 30 kW, mais son fonctionnement exact en 2027 n’est pas confirmé, et il ne semble pas appliqué quart d’heure par quart d’heure. Vérifiez-le auprès de votre gestionnaire de réseau.
  • Les prix de reprise 2027 de chaque gestionnaire. Nous n’avons pas de tarif chiffré à vous citer.
  • Le calendrier de déploiement chez chaque gestionnaire. Selon la presse, certains acteurs introduiraient le système dynamique progressivement, d’abord pour une partie du parc. Le calendrier de votre propre gestionnaire est l’information décisive.
  • Le traitement des installations sans compteur au quart d’heure. Le modèle dynamique suppose un compteur intelligent capable de lire l’injection au quart d’heure, mais la manière dont chaque gestionnaire gère les cas particuliers n’est pas documentée.

Romande Energie décrit par exemple un montant composé de trois éléments : la rétribution de l’électricité injectée au prix du marché au quart d’heure, une prime trimestrielle si l’installation remplit les conditions, et la rémunération des garanties d’origine si le gestionnaire les reprend. Chaque gestionnaire a sa propre grille de lecture : demandez la vôtre par écrit.

Gros plan sur panneaux solaires anthracite bien exposés avec paysage alpin suisse en arrière-plan
Gros plan sur panneaux solaires anthracite bien exposés avec paysage alpin suisse en arrière-plan

2. Pourquoi votre surplus de midi est le premier exposé

Plus votre production est concentrée sur quelques heures et vendue au réseau, plus vous êtes exposé à la volatilité du prix. L’exposition ne dépend pas de la taille de l’installation, mais de la part de production qui quitte la maison.

2.1 Un calcul simple pour mesurer l’enjeu

Prenons un scénario purement illustratif, non basé sur un prix réel : une journée de beau temps où votre installation dégage 8 kWh de surplus en milieu de journée. Supposons que ce surplus soit rétribué 3 ct/kWh à ce moment-là, alors que le même kilowattheure vous coûterait 25 ct s’il fallait l’acheter au réseau le soir.

  • Surplus injecté : 8 kWh × 0,03 CHF = 0,24 CHF.
  • Même énergie stockée puis consommée le soir : 8 kWh × 0,25 CHF = 2,00 CHF d’achat évité.
  • Écart brut : environ 1,76 CHF pour cette journée, avant pertes de conversion de la batterie.

Sur une centaine de journées ensoleillées, cet écart illustratif dépasse 170 CHF. Ce n’est pas un chiffre à retenir tel quel, c’est une méthode : l’écart entre la valeur du kilowattheure injecté et celle du kilowattheure évité détermine ce que vaut chaque réglage. Si votre prix de reprise est proche de votre prix d’achat, le stockage rapporte peu ; s’il en est très éloigné, il rapporte beaucoup. Remplacez les valeurs par celles de votre contrat et de votre facture.

2.2 Ce que la limitation à 70 % ajoute à l’équation

Selon votre installation, une éventuelle limitation de l’injection peut s’ajouter à l’équation ; renseignez-vous auprès de votre gestionnaire de réseau. Les deux mécanismes se complètent : l’un réduit la puissance que vous pouvez envoyer au réseau, l’autre réduit la valeur de ce que vous y envoyez aux heures de pointe solaire. Dans les deux cas, l’énergie de midi qui ne part pas au réseau doit trouver un autre usage.

3. La batterie : de réservoir passif à décaleur de production

Dans un régime au quart d’heure, une batterie a une mission précise : absorber la production des heures où elle vaut peu pour la restituer quand l’électricité achetée coûte cher. C’est un décaleur, pas un simple réservoir.

3.1 Dimensionner pour votre soirée, pas pour votre toit

L’erreur la plus fréquente consiste à choisir une capacité par sécurité, « au cas où ». Une batterie surdimensionnée ne se remplit pas en hiver et dort à moitié vide une grande partie de l’année. La bonne question est celle de votre consommation entre la fin d’après-midi et le lendemain matin, et de la capacité utile, pas brute. Nous détaillons la démarche dans notre guide pour dimensionner la capacité utile de votre batterie. Nos recommandations reposent sur votre consommation réelle, vos profils de charge, vos coûts d’électricité, les tarifs de reprise locaux et les contraintes du bâtiment.

Si vous avez déjà une batterie, le passage au quart d’heure ne la rend pas obsolète. Il rend son paramétrage plus important : seuil de charge, heure de décharge et réserve éventuelle pour le secours doivent être revus.

3.2 Les qualités qui comptent quand la batterie travaille davantage

Une batterie qui cycle chaque jour pour suivre un signal de prix s’use plus vite qu’une batterie dormante. Trois critères deviennent décisifs :

  • La chimie. Nous privilégions le lithium fer phosphate (LFP), sans cobalt, pour sa stabilité thermique supérieure aux chimies NMC/NCA. Cela n’efface pas toute précaution d’installation et de ventilation, mais c’est un choix de sécurité que nous assumons.
  • Le nombre de cycles. Plus de 6000 cycles garantis pour la batterie VOLTIA, conçue en Suisse par My Solar Battery, ce qui rassure lorsque l’on prévoit un usage quotidien.
  • L’architecture modulaire. Elle évite le point de défaillance unique : si un module s’arrête, les autres continuent. Elle permet aussi d’ajouter de la capacité plus tard, quand vos usages auront évolué.

3.3 Le secours reste un sujet à part entière

Une batterie pilotée pour le prix doit rester compatible avec un éventuel besoin de secours. En cas de coupure réseau, la plupart des installations solaires s’arrêtent automatiquement pour raison de sécurité : seule une configuration anti-blackout, par exemple Victron et Pylontech ou VOLTIA avec l’option dédiée, maintient réellement l’autonomie. Si vous souhaitez conserver cette fonction, prévoyez une réserve de charge que l’EMS ne doit pas entamer pour des raisons de prix. C’est un arbitrage à décider ensemble dès la conception, pas un réglage à improviser.

4. Le pilotage : l’EMS comme chef d’orchestre du prix

Un EMS (Energy Management System) coordonne production, batterie et charges selon des règles de priorité ; avec un prix connu la veille, il peut aussi s’appuyer sur l’heure. C’est lui qui transforme une installation « qui produit » en installation « qui rapporte ».

4.1 Des règles claires plutôt qu’un algorithme magique

Nous nous méfions des promesses d’optimisation intégrale. Les bons réglages sont des règles lisibles : dans quel ordre l’énergie du toit alimente la maison, les charges flexibles, la batterie, puis le réseau. La hiérarchie de priorités d’un EMS se décide selon votre foyer, pas selon un schéma universel. Avec la rétribution au quart d’heure, une règle s’ajoute : pendant les moments où l’injection vaut peu, tout ce qui peut absorber du courant doit passer avant le réseau.

Si vous utilisez un système Victron, la logique d’autoconsommation de l’ESS et le boîtier Cerbo GX portent déjà cette coordination. Elle peut se paramétrer plus finement lorsque l’on dispose d’une vision claire de vos usages.

4.2 Les charges flexibles, premier réservoir bon marché

Avant de penser batterie, regardez ce que vous pouvez déplacer sans investir. Trois candidats reviennent presque toujours :

  • Le chauffe-eau. Le ballon est une batterie thermique peu chère. Nous expliquons comment transformer le ballon d’eau chaude en accumulateur à l’aide d’un routeur, d’un contact sec ou d’une interface dédiée.
  • La pompe à chaleur. Lorsqu’elle accepte un signal de pilotage, on peut piloter la pompe à chaleur avec le surplus mesuré au raccordement réseau, pour l’orienter vers les heures de production.
  • La recharge du véhicule électrique. Une borne que l’on cale sur les heures solaires déplace une charge importante, sans aucun stockage stationnaire.

Ces charges ont un avantage sur la batterie : leur coût d’équipement est souvent déjà amorti pour d’autres raisons (confort, mobilité, chauffage). Le surplus qu’elles absorbent ne coûte aucun cycle de batterie.

4.3 Le prix de demain comme donnée de pilotage

Puisque le prix de référence est publié la veille, un pilotage peut en théorie en tenir compte : préparer la batterie à absorber l’énergie à l’heure où le prix s’annonce le plus bas, ou décaler une charge. Soyons mesurés : cette fonction dépend du matériel, du logiciel et de ce que votre gestionnaire de réseau vous rétribue réellement. Demandez toujours ce qui est effectivement implémenté dans votre système avant d’en faire un argument d’achat.

5. Votre liste de contrôle avant le 1er janvier

Avant l’échéance, trois vérifications valent plus qu’un nouvel équipement : la mesure, le compteur et le réglage. Elles prennent peu de temps et évitent la plupart des mauvaises surprises.

5.1 La mesure au point de raccordement

Un EMS pilote ce qu’il mesure. Si le capteur de puissance est mal placé ou mal calibré, l’ensemble des décisions est faussé : la batterie se charge au mauvais moment, le ballon chauffe trop tard. C’est l’une des erreurs de réglage qui plombent l’autoconsommation que nous retrouvons le plus souvent lors de nos visites. Faites vérifier ce point en priorité, car il conditionne tout le reste.

5.2 Le compteur et le dialogue avec votre gestionnaire de réseau

Le modèle dynamique suppose un compteur capable de lire l’injection au quart d’heure, d’après les sources commerciales que nous avons consultées, à prendre avec prudence. Posez par écrit les questions suivantes à votre gestionnaire de réseau :

  • À quelle date mon installation passe-t-elle à la rétribution au quart d’heure ?
  • Mon compteur actuel est-il compatible, ou doit-il être remplacé ?
  • Quel est le mécanisme de minimum applicable à mon installation en 2027 ?
  • Une rétribution convenue différemment est-elle possible dans mon cas ?

Ces réponses déterminent la valeur de votre surplus. Elles varient d’un gestionnaire à l’autre, et nous ne les affirmerons pas à sa place.

5.3 Vos réglages actuels et votre supervision

Ouvrez votre portail de supervision et regardez trois journées ensoleillées : à quelle heure la batterie est-elle pleine ? Que se passe-t-il ensuite ? Si la batterie atteint 100 % à 11 h et que l’injection démarre aussitôt, vous êtes exactement dans la zone de risque. Notre guide pour suivre ses flux avec le portail VRM explique comment lire ces courbes si vous avez une installation Victron. Les autres marques proposent leur propre portail, avec la même logique de lecture : cherchez l’heure à laquelle la batterie est pleine et celle à laquelle l’injection commence.

5.4 Subventions et démarches : rester générique

Pour tout ajout de batterie ou de charge pilotable, renseignez-vous sur les aides disponibles auprès de votre canton et de votre commune : les dispositifs varient et nous ne citons aucun montant ici. Notre accompagnement inclut les démarches administratives et les demandes de subventions, y compris les contrôles NIBT/OIBT à la mise en service, ce qui vous évite de gérer seul des dossiers aux règles changeantes.

6. Quand la meilleure décision est de ne rien ajouter

Un nouvel équipement n’est justifié que si l’écart entre la valeur de l’énergie injectée et celle de l’énergie évitée couvre son coût sur sa durée de vie. Dans plusieurs situations, ce n’est pas le cas.

6.1 Les profils pour lesquels la batterie n’est pas la priorité

Une maison dont la consommation est déjà largement diurne (télétravail, famille présente, ballon et pompe à chaleur déjà pilotés) injecte peu de surplus. Ajouter de la capacité n’apporte alors que peu de valeur. À l’inverse, un foyer absent en journée, avec une consommation concentrée le soir et une production qui part presque entièrement au réseau, est exactement celui pour lequel la batterie prend tout son sens.

Si vous êtes dans un entre-deux, commencez par déplacer les charges flexibles, observez pendant quelques semaines, puis décidez. Vous pouvez aussi estimer l’intérêt d’une batterie avec notre calculateur de batterie, et le faire valider par un professionnel qui connaîtra votre bâtiment.

6.2 Une autre porte de sortie pour le surplus : le partage local

Le partage local d’électricité avec des voisins consommateurs peut constituer une alternative à la vente au réseau ; renseignez-vous auprès de votre gestionnaire de réseau sur les conditions applicables. Elles ne conviennent pas à tous, mais elles méritent d’être regardées si votre surplus est important et que votre commune s’y prête.

6.3 Notre avis d’installateur

Nous refusons les promesses irréalistes du secteur. La rétribution au quart d’heure n’est pas une catastrophe pour le solaire résidentiel, et elle n’est pas non plus une rente pour les vendeurs de batteries. C’est un signal : produire à midi, ce n’est plus suffisant ; consommer ou stocker intelligemment, c’est là que se joue la rentabilité. Les installations qui s’en sortiront le mieux sont celles où l’on a mesuré avant d’acheter. Pour une vue d’ensemble de notre approche, découvrez notre stratégie de stockage pensée comme un système complet.

Installation technique : batterie de stockage murale et vérification par un technicien dans un local propre
Installation technique : batterie de stockage murale et vérification par un technicien dans un local propre

Questions fréquentes

Faut-il changer d'onduleur pour passer à une rétribution au quart d'heure ?

Pas par principe. Le changement de règle concerne la manière dont l’électricité injectée est rétribuée, pas la conversion du courant. Ce qui compte, c’est la qualité de la mesure à l’injection, le compteur de votre gestionnaire de réseau et la capacité de votre système à piloter batterie et charges selon l’heure. Un onduleur récent et ouvert au pilotage externe suffit généralement ; un modèle fermé ou ancien peut limiter vos options, ce que seule une analyse de votre installation permet de trancher.

Je suis en PPE : puis-je adapter seul le pilotage de ma part de l'installation ?

Cela dépend de la configuration. Si l’installation est commune, les choix de stockage et de pilotage relèvent des décisions de la copropriété, avec ses règles de majorité. Si vous disposez d’un équipement privatif (chauffe-eau, borne de recharge), vous pouvez souvent optimiser votre propre consommation sans toucher à l’installation collective. Un état des lieux technique et le règlement de la PPE sont les deux documents à consulter avant toute modification.

Qui vérifie que mon paramétrage reste pertinent après la mise en service ?

Personne ne le fait automatiquement : un réglage fixé une fois peut devenir inadapté quand les habitudes du foyer changent (nouvelle pompe à chaleur, voiture électrique, télétravail). Vous pouvez suivre vos courbes vous-même via le portail de supervision, ou confier une surveillance à distance à votre installateur. My Solar Battery propose un contrat de maintenance annuel pour installations photovoltaïques et batteries, dont les formules sont détaillées sur sa page dédiée.

Mon EMS fonctionne-t-il si je m'absente plusieurs semaines ?

Oui, un EMS applique ses règles en continu, que vous soyez présent ou non. Pendant une absence, la consommation de base de la maison reste faible : la batterie se remplit vite et le surplus résiduel part vers le réseau. Il est utile de vérifier que la connexion internet reste active pour la supervision, et que les charges flexibles (ballon d’eau chaude notamment) ne sont pas forcées en continu par un réglage manuel oublié.

Conclusion

La rétribution au quart d’heure dès le 1er janvier 2027 déplace la question : il ne s’agit plus de savoir combien votre toit produit, mais à quel moment cette production quitte votre maison. Le prix de référence day-ahead, publié la veille, peut tomber très bas, voire sous zéro, aux heures où tout le pays produit. Le bon réflexe est de garder chez vous l’énergie de midi : d’abord dans les charges flexibles, ensuite dans une batterie dont la capacité utile correspond à votre soirée.

Le travail préalable est simple et peu coûteux : vérifier la mesure, interroger votre gestionnaire de réseau sur son calendrier, son compteur et son mécanisme de minimum, puis relire vos courbes de supervision. Ensuite seulement, décidez de l’équipement, et uniquement si l’écart de valeur le justifie.

Si vous souhaitez un avis honnête, basé sur votre consommation réelle plutôt que sur la taille maximale d’une installation, notre équipe analyse votre situation, du dimensionnement à la mise en service. Demander un devis gratuit.