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Plafonnement à 70 % de l’injection réseau : pourquoi la batterie de stockage devient incontournable en Suisse

Depuis le 1er janvier 2026, chaque nouvelle installation solaire raccordée au réseau suisse est soumise à une règle simple mais au fort impact économique : l’injection est plafonnée à 70 % de la puissance nominale installée en courant continu. Pour un propriétaire qui vient d’investir dans 20 panneaux, cela signifie que jusqu’à 30 % de la puissance de pointe de son installation ne peut tout simplement plus partir dans le réseau — elle est écrêtée à la source.

Ce plafonnement n’est pas tombé du ciel. Il reflète une réalité concrète du réseau de distribution suisse : le développement du photovoltaïque a été fulgurant ces dernières années, bien plus rapide que la capacité à renforcer les infrastructures locales. Les gestionnaires de réseau de distribution (GRD) font face à des pics de production solaire — principalement en milieu de journée, en été — qui saturent localement certaines lignes. La limitation à 70 % est leur réponse à court terme pour raccorder davantage d’installations sans déstabiliser le réseau.

Du point de vue du propriétaire, la question est plus prosaïque : que fait-on de ces 30 % qu’on ne peut plus injecter ? Si rien n’est prévu pour les capter, ils partent en pure perte. Et c’est précisément là qu’une batterie de stockage change tout. Cet article vous explique le mécanisme complet de la règle, ce qu’elle coûte réellement sans batterie, et pourquoi le stockage local est devenu la réponse la plus rationnelle — et la plus rentable — à cette nouvelle donne réglementaire suisse.

👉 L’essentiel à retenir

  • Depuis le 1er janvier 2026, toute nouvelle installation solaire suisse est limitée à 70 % de sa puissance nominale DC pour l’injection dans le réseau.
  • Les pertes réelles liées à ce plafonnement sont estimées entre 1 et 2 % de la production annuelle — mais uniquement si cet excédent n’est pas capté localement.
  • Une batterie de stockage transforme le surplus écrêté en énergie autoconsommée, évitant la perte sèche et améliorant le retour sur investissement global.
  • La règle s’applique aussi en cas de remplacement d’onduleur sur une installation existante : les propriétaires déjà équipés ne sont pas exemptés de toute vigilance.
  • La loi fédérale oblige désormais les fournisseurs à racheter l’électricité solaire injectée par les particuliers à un prix minimal uniforme dans toute la Suisse ; certains fournisseurs peuvent proposer des tarifs supérieurs selon leurs politiques locales, ce qui renforce encore l’intérêt économique de l’autoconsommation maximale.

1. La règle des 70 % : ce que dit exactement la réglementation suisse

L’Association des Entreprises Électriques Suisses (AES) est claire dans ses recommandations techniques : dès 2026, les nouveaux onduleurs des installations photovoltaïques situées jusqu’à 1 200 mètres d’altitude doivent être paramétrés pour limiter l’injection au point de raccordement à 70 % de la puissance nominale DC des modules. Ce paramétrage intervient au niveau de l’onduleur lui-même, qui bride automatiquement ce qu’il laisse passer vers le réseau.

1.1 Qui est concerné — et qui ne l’est pas

La règle s’applique à toutes les nouvelles installations dont la demande de raccordement a été reçue à partir du 1er janvier 2026. Les installations déjà en service avant cette date ne sont pas automatiquement visées — mais attention : dès lors qu’une modification technique significative intervient, notamment le remplacement d’un onduleur en fin de vie, la nouvelle réglementation peut s’appliquer à l’installation modifiée. C’est un point que beaucoup de propriétaires découvrent trop tard, lors d’une maintenance ou d’une modernisation.

Deux catégories d’exceptions existent. Les installations situées au-dessus de 1 200 mètres d’altitude ne sont pas soumises au seuil automatique des 70 % — mais le GRD local conserve la faculté d’imposer des limitations spécifiques. Les micro-installations dites « Plug & Play » d’une puissance inférieure à 600 watts en sont également exemptées.

1.2 Le droit d’ajustement des GRD : une flexibilité encadrée

Au-delà du paramétrage à 70 %, la Loi sur l’électricité donne aux gestionnaires de réseau le droit d’ajuster ponctuellement l’injection pour des raisons de stabilité du réseau. Ce droit est toutefois encadré : dans le cadre de l’utilisation dite « garantie » de la flexibilité, le GRD peut ajuster l’injection jusqu’à 3 % de la production annuelle de l’installation, sans indemnisation ni consentement préalable du propriétaire. C’est précisément pourquoi la limitation à 70 % de la puissance DC a été retenue : elle correspond empiriquement à une perte maximale de l’ordre de 3 % de la production annuelle, restant ainsi dans le périmètre légal de l’ajustement garanti. Cette disposition permet d’éviter des surinvestissements dans les réseaux de distribution pour absorber des pointes de très courte durée.

Conséquence pratique : vos panneaux ne sont pas bridés en production, uniquement en injection. Si votre maison consomme de l’énergie au moment où la limitation s’active, ou si une batterie absorbe l’excédent, vous ne perdez rien. La règle ne pénalise que l’énergie qui, faute de débouché local, aurait de toute façon saturé la ligne.

Panneaux solaires photovoltaïques anthracite sur toiture résidentielle suisse, en pleine lumière naturelle, avec installateur professionnel en intervention.
Panneaux solaires photovoltaïques anthracite sur toiture résidentielle suisse, en pleine lumière naturelle, avec installateur professionnel en intervention.

2. Ce que la limitation coûte vraiment — sans batterie

La première réaction face à cette annonce est souvent l’inquiétude : « Je vais perdre 30 % de ma production ? » La réponse est non — et les données disponibles le confirment. Les GRD et associations de branche convergent sur le fait que la perte réelle d’énergie liée à ce plafonnement est inférieure à 3 % de la production annuelle — la limitation à 70 % de la puissance DC ayant précisément été calibrée pour rester en dessous de ce seuil légal. En pratique, pour une installation bien exposée sans batterie, la perte est souvent bien inférieure à ce maximum théorique.

2.1 Pourquoi la perte est si faible en théorie

La limitation à 70 % ne s’active que lors des pics de production : les journées d’ensoleillement intense en milieu de journée, principalement en été. Or, c’est précisément aux mêmes moments que la consommation domestique — chauffage à l’eau, lave-linge, borne de recharge — peut être orientée pour absorber cet excédent. Une installation bien dimensionnée, dans une maison avec une pompe à chaleur ou une borne de recharge, consomme une bonne partie de sa production au moment même où elle est maximale.

2.2 Le vrai problème : la perte sèche sur les profils peu flexibles

La réalité du terrain est plus nuancée. Prenons un propriétaire absent de sa maison entre 9h et 17h, sans équipement pilotable, sans batterie. Sa production solaire atteint son pic exactement quand personne ne consomme. Sans injection possible au-delà de 70 %, l’excédent est écrêté — perdu définitivement. Et même si la perte représente statistiquement 1 à 2 % de la production annuelle, elle se concentre sur les meilleures heures de production de l’année, celles qui auraient généré le plus de valeur.

À cela s’ajoute le tarif de rachat : depuis le 1er janvier 2026, la rémunération de l’électricité solaire réinjectée est encadrée par la loi fédérale, les fournisseurs étant tenus de racheter l’électricité solaire injectée par les particuliers ; les conditions tarifaires précises sont publiées par les organismes compétents (OFEN, ElCom) et peuvent varier selon la taille de l’installation — les GRD peuvent appliquer des tarifs supérieurs selon leurs propres politiques (certains fournisseurs peuvent appliquer des tarifs supérieurs au minimum légal selon leurs propres politiques tarifaires). Ce niveau de rémunération reste nettement inférieur au prix moyen de l’électricité achetée au réseau. Autrement dit, chaque kilowattheure que vous produisez et consommez vous-même vaut deux à trois fois plus qu’un kilowattheure revendu. Le calcul économique milite donc pour l’autoconsommation maximale — et une batterie est l’outil qui rend cela possible.

2.3 Un scénario de calcul concret

Imaginons une installation de 10 kWc sur un toit vaudois, produisant environ 10 000 kWh par an. Sans batterie, environ 50 % de cette production est autoconsommée directement, 50 % est injectée dans le réseau. La limitation à 70 % affecte les pics de puissance, entraînant une perte estimée à 150-200 kWh/an. Ce n’est pas catastrophique en valeur absolue — mais c’est de l’énergie gratuite qui disparaît alors qu’une batterie de 5 à 10 kWh suffirait à la capter intégralement et à l’utiliser le soir.

Ajoutez à cela que chaque kWh autoconsommé grâce à la batterie évite d’acheter de l’électricité au tarif réseau local — qui dépasse largement le tarif de rachat dans tous les cantons de Suisse romande — et la rentabilité du stockage s’améliore d’autant plus que le tarif réseau est élevé.

3. La batterie comme réponse structurelle, pas comme gadget

Chez My Solar Battery, nous avons l’habitude de cadrer les projets autour d’une question simple : qu’est-ce que cette installation doit faire pour vous, concrètement, dans votre quotidien ? La règle des 70 % pose cette question de façon encore plus directe qu’avant. Si vous ne pouvez pas injecter librement dans le réseau, la valeur de votre installation dépend de votre capacité à valoriser localement ce que vous produisez.

3.1 Capter le surplus que le réseau refuse

Une batterie se charge précisément pendant les heures où la production dépasse la consommation — et où la limitation d’injection est susceptible de s’activer. Elle remplace le réseau comme débouché du surplus, capte l’énergie écrêtée et la restitue en soirée ou la nuit, quand la production est nulle et que les tarifs réseau s’appliquent pleinement. C’est une substitution économiquement logique : au lieu de vendre à 10,96 cts/kWh, vous utilisez cette énergie à un moment où elle vous économise un prix d’achat bien supérieur.

3.2 Le choix de la chimie : lithium fer phosphate sans cobalt

Nous privilégions systématiquement les batteries lithium fer phosphate (LFP), sans cobalt. La raison est simple : la stabilité thermique de cette chimie est nettement supérieure aux autres technologies lithium, ce qui réduit les risques en environnement résidentiel et garantit une longévité bien plus importante — les modules Pylontech US5000 que nous intégrons annoncent plus de 6 000 cycles, et notre solution propriétaire VOLTIA atteint le même niveau de garantie. Sur 15 à 20 ans de durée de vie utile, c’est la chimie qui fait le plus de sens économique et technique.

3.3 Architecture modulaire : la flexibilité face à l’évolution des besoins

Un autre avantage que l’on sous-estime souvent : l’architecture modulaire. Si vous installez aujourd’hui une batterie de 10 kWh et que, dans trois ans, vous achetez un véhicule électrique ou une pompe à chaleur plus gourmande, vous pouvez ajouter des modules supplémentaires sans repartir de zéro. My Solar Battery conçoit ses installations avec cette évolutivité en tête — et l’architecture modulaire élimine aussi le point de défaillance unique : si un module s’arrête, les autres continuent de fonctionner.

3.4 Et si la coupure réseau survient ?

C’est une mise en garde que nous faisons systématiquement lors de nos études de faisabilité : la grande majorité des installations solaires s’arrêtent automatiquement lors d’une coupure réseau, par sécurité. Vos panneaux produisent, votre batterie est chargée, mais sans le bon équipement, vous restez dans le noir. La véritable autonomie nécessite un système anti-blackout — comme la combinaison Victron MultiPlus-II avec des batteries Pylontech, ou notre solution VOLTIA avec l’option anti-blackout intégrée. Ce n’est pas un luxe : c’est la différence entre une installation qui vous protège vraiment et une installation qui vous donne l’illusion de l’être.

Pour aller plus loin sur la façon dont un système de pilotage intelligent orchestre production, stockage et consommation en temps réel, consultez notre article sur le pilotage intelligent de votre consommation — c’est le complément naturel d’une batterie bien dimensionnée.

4. Ce que la règle change pour dimensionner votre installation en 2026

Le plafonnement à 70 % modifie légèrement la logique de dimensionnement. Avant 2026, on pouvait surdimensionner une installation sans trop se soucier des pics, sachant que le surplus partait dans le réseau. Désormais, un surdimensionnement non accompagné de stockage risque simplement de générer de l’énergie écrêtée à répétition — de l’investissement qui ne rapporte rien.

4.1 L’équilibre production-stockage-consommation

La règle des 70 % invite à penser l’installation comme un système : production solaire, batterie de stockage et profil de consommation doivent être cohérents entre eux. Une installation de 15 kWc sans batterie sur une maison dont le pic de consommation ne dépasse pas 3-4 kW génèrera des écrêtages fréquents en journée. La même installation avec une batterie de 10-15 kWh capture ce surplus, le déplace dans le temps, et le valorise au tarif réseau au lieu de le perdre.

4.2 L’impact sur le retour sur investissement

Le tarif de rachat de votre fournisseur reste utile pour le surplus résiduel que ni la consommation directe ni la batterie ne parviennent à absorber. Mais il ne doit pas structurer la rentabilité d’un projet. Le vrai levier économique est l’autoconsommation : chaque kilowattheure valorisé en interne vaut bien davantage qu’un kilowattheure revendu. Une batterie bien dimensionnée, couplée à un EMS (Energy Management System) qui pilote les charges selon la production, peut significativement augmenter le taux d’autoconsommation d’une installation, transformant radicalement le retour sur investissement.

4.3 Subventions : ce que vous pouvez obtenir

Sur le plan des aides, la rétribution unique (RU) de Pronovo continue de s’appliquer à la partie photovoltaïque de votre installation : une contribution de base plus une contribution par kW installé, dont les montants sont ajustés annuellement par l’OFEN (les montants sont révisés périodiquement par l’OFEN, avec une tendance à la baisse progressive reflétant la réduction des coûts des installations, sans qu’un taux de réduction annuel fixe soit publié par l’OFEN). La batterie en elle-même n’est pas subventionnée directement par Pronovo, mais plusieurs cantons de Suisse romande proposent des aides complémentaires qui méritent d’être explorées. Depuis le 1er janvier 2026, un bonus d’électricité hivernale a été introduit pour les installations photovoltaïques éligibles ; ce bonus ne s’applique pas aux petites installations résidentielles. Les conditions d’éligibilité précises sont disponibles auprès de Pronovo. Pour naviguer dans ces dispositifs, notre le guide des aides cumulables canton par canton vous donnera une vision complète de ce que vous pouvez obtenir selon votre canton.

My Solar Battery gère l’ensemble des démarches administratives et des demandes de subventions pour ses clients — de l’étude de faisabilité à la mise en service. C’est un accompagnement que nous considérons comme une partie intégrante du projet, pas un service optionnel. Découvrez nos solutions de stockage par batterie pour comprendre comment nous concevons chaque installation comme un système cohérent.

Batterie de stockage murale design épuré, finition métal satiné, installée dans garage lumineux en contexte résidentiel suisse.
Batterie de stockage murale design épuré, finition métal satiné, installée dans garage lumineux en contexte résidentiel suisse.

Questions fréquentes

La limitation à 70 % s’applique-t-elle si j’ajoute une batterie après coup ?

L’ajout seul d’une batterie à une installation existante n’implique pas automatiquement la limitation à 70 %. En revanche, si ce projet nécessite le remplacement ou la modification de votre onduleur, la nouvelle réglementation entre alors en jeu pour la partie modifiée. Mieux vaut vérifier ce point avec votre gestionnaire de réseau avant de lancer les travaux.

Mon gestionnaire de réseau peut-il couper mon injection sans me prévenir ?

La loi sur l’électricité autorise les gestionnaires de réseau de distribution (GRD) à ajuster l’injection pour raisons de stabilité, mais cette flexibilité est encadrée : elle ne peut pas dépasser 3 % de votre production annuelle. Au-delà de ce seuil de 3 %, les ajustements ne peuvent être imposés unilatéralement : ils doivent faire l’objet d’un contrat entre le GRD et le producteur (usage dit contractuel). En pratique, cette mesure de limitation fixe est appliquée en priorité sur les nouvelles installations et celles dont l’onduleur est remplacé.

Que se passe-t-il pour une installation en altitude, au-dessus de 1 200 mètres ?

Au-dessus de 1 200 mètres d’altitude, la règle des 70 % ne s’applique pas automatiquement. Le gestionnaire de réseau local peut en revanche imposer des limitations spécifiques à votre installation, en fonction des contraintes propres à ce réseau. Il faut donc vous renseigner directement auprès de votre GRD.

Les installations ‘Plug & Play’ de moins de 600 W sont-elles concernées ?

Non. Les petites installations dites ‘Plug & Play’ d’une puissance inférieure à 600 watts sont explicitement exemptées de la règle de limitation à 70 %. Ces micro-systèmes branchés sur prise standard ne nécessitent pas de démarche de raccordement formelle et ne sont pas visés par cette réglementation.

La batterie est-elle subventionnée directement par Pronovo ?

Non, Pronovo ne subventionne pas directement la batterie en tant que telle. En revanche, si vous installez une batterie conjointement à une nouvelle installation photovoltaïque, l’ensemble du projet bénéficie de la rétribution unique (RU) pour la partie panneaux. Certains cantons de Suisse romande proposent des aides complémentaires qui peuvent s’appliquer au stockage — renseignez-vous auprès de votre office cantonal de l’énergie.

Conclusion

Le plafonnement à 70 % de l’injection réseau n’est pas une punition pour les propriétaires de panneaux solaires — c’est un signal de maturité du marché. Le réseau de distribution suisse a des limites physiques, et le développement rapide du solaire les a atteintes localement avant que les infrastructures ne puissent suivre. Cette règle crée une contrainte réelle, mais qui reste bien inférieure à ce qu’une communication alarmiste pourrait laisser croire : en production annuelle, la perte est marginale pour une installation correctement conçue.

Ce que la règle change profondément, en revanche, c’est l’équation économique de l’autoconsommation. Elle renforce ce que nous défendons depuis le début chez My Solar Battery : une installation solaire performante n’est pas simplement un ensemble de panneaux sur un toit, c’est un système où production, stockage et consommation sont orchestrés ensemble. La batterie n’est plus un accessoire qui améliore légèrement le confort — elle devient la pièce centrale qui rend cohérent l’investissement dans le solaire quand le réseau ferme partiellement sa porte.

Si vous êtes propriétaire en Suisse romande et que vous réfléchissez à votre premier système solaire avec stockage, ou si vous avez déjà des panneaux et que vous vous demandez si votre installation est exposée à la nouvelle règle, la première étape est toujours la même : un dimensionnement honnête, basé sur votre consommation réelle et vos objectifs. Demander un devis gratuit auprès de My Solar Battery — c’est sans engagement, et c’est le moyen le plus direct de savoir ce qu’une batterie peut concrètement changer pour vous.